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RASBORAS/ NOIR DESIR |
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Rasorbas remixe Noir Désir : One trip one noise Extrait de la compilation "Noir Désir - One trip one noise", Barclay, 1998
Avant que Bertrand Cantat n'entreprenne de décimer le patrimoine cinématographique hexagonal à coups de tatanes, Noir Désir était un groupe de rock français populaire et respecté, auteur de quelques morceaux d'anthologie de l'avis des amateurs, dont certains ont été remixés dans la compilation "One trip one noise", sortie en 1998 chez Barclay. Parmi les artistes remixeurs, quelques pontes de l'électro branchouille (Gus gus, Telepopomusik, Replicant...), et quelques noms plus inattendus, dont Rasboras, clavier de feu Treponem Pal, aujourd'hui reconverti dans le dub sous son propre nom et en tant que membre du collectif Dub Action. C'était en 1998, le dub n'était pas encore le genre populaire qu'il est devenu, et la version Rasboras de "One trip one noise" s'inscrivait donc à l'époque dans le courant précurseur qui préfigurait le futur et très riche dub français que l'on connaît aujourd'hui; il faut s'en souvenir, on ne répètera jamais assez le rôle prépondérant de Treponem Pal dans l'éclosion du dub en France. La grande réussite du remix est qu'il reprend intégralement les parties de chant, et s'apparente donc en cela effectivement à un remix, au sens premier du terme, plutôt qu'à une simple version dub instrumentale. Cela permet notamment de découvrir que le dub chanté est possible autrement que dans le style reggae, l'ambiance pop/rock du morceau se mariant en effet idéalement à la profondeur du dub générée par Rasboras. Cette version de "One trip one noise" se distingue donc par trois qualités: d'abord, c'est un inattendu de choix dans la carrière de Noir Desir, ensuite, c'est un excellent morceau de dub tout court, enfin, c'est une invitation au dub-rock chanté auquel malheureusement, bien peu osent s'adonner. Un morceau qui gagnerait donc à être réécouté pour inciter les plus téméraires à s'engager dans cette voie; le dub a tout à y gagner. Sur le même disque, impossible de ne pas signaler l'anthologique et sublime "A ton étoile" revisité par Yann Tiersen. 2D. |